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Full text of "Aqueduc de Montréal [microforme] : rapport par des ingénieurs contribuables, 1916"

CIHM 
Microfiche 
Series 
(Monographs) 



ICI\/IH 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 



il 



Canadian Institute for Historical Microraproductions / Institut canadien de microraproductions historiques 






Technical and Bibliographic Notes / Notes technique et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best original 
copy available for filming. Features of this copy which 
may be bibliographically unique, which may alter any of 
the images in the reproduction, or which may 
significantly change the usual method of filming are 
checked below. 



□ 

D 
D 

n 

D 
D 
D 
D 
D 

D 



Coloured covers / 
Couverture de couleur 

Covers damaged / 
Couverture endommagée 

Covers restored and/or lamin' led / 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

Cover title missing / Le titre de couverture manque 

Coloured maps / Cartes géographiques en couleur 

Coloured ink (i.e. other than blue or black) / 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

Coloured plates and/or illustrations / 
Planches et/ou illustrations en couleur 

Bound with other material / 
Relié avec d'autres docunnents 

Only edition available / 
Seule édition disponible 

Tight binding may cause shadows or distortion 
along interior margin / La reliure serrée peut 
causer de l'ombre ou de la distorsion le long de 
la marge intérieure. 

Blank leaves added during restorations may appear 
within the text. Whenever possible, these have 
been omitted from filming / li se peut que certaines 
pages blanches ajoutées lors d'une restauration 
apparaissent dans le texte, nnais, lorsque cela était 
possible, ces pages n'ont pas été filmées. 



L'Institut a microfilmé le meilleur examolaire qu'il lui a 
été possible de se procurer. Les détails de cet exem- 
plaire qui sont peut-être uniques du point de vue bibli- 
ographique qu; peuvent modifier une image reproduite, 
ou qui peuvent exiger une modifications dans la méth- 
ode normale de filmage sont indiqués ci-dessous. 

[ I Coloured pages / Pages de couleur 

I j Pageï damaged / Pages endommagées 

! ] Pages restored and/or laminated / 
' — ' Pages restaurées et/ou pelliculées 







Pages discoloured, stained or foxed / 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 



r^ Pages detached / Pages détachées 

r^ Showthrough / Transparence 

I I Quality of print varies / 

' — ' Qualité inégale de l'impression 

I j Includes supplementary material / 
' — ' Comprend du matériel supplémentaire 

I I Pages wholly or partially obscured by errata 
' — ' slips, tissues, etc.. have been retilmed to 
ensure the best possible image / Les pages 
totalement ou partiellement obscurcies par un 
feuillet d'errata, une pelure, etc., ont été filmées 
à nouveau de façon à obtenir la meilleure 
image possible. 

I I Opposing pages with varying colouration or 
' — ' discolourations are filmed twice to ensure the 
best possible image / Les pages s'opposant 
ayant des colorations variatjies ou des décol- 
orations sont filmées deux fois afin d'obtenir ta 
meilleur image possible. 



r~V Additional comrrrents / 

l-^ Commentaires supplénientaires: 



Texte en français et en anglais. Version anglaise inversée pour 

filMer. 

Text in French and English. English version inverted for filaing. 



Thrs Item is filmed st the reduction ratio checked below/ 

Ce document est filmé au taux de reduction indiqué ci-dessous. 

^CX UX 18X 



y 



Th« copy (ilmtd h«r* hu b««n raproducad thankt 
to tha ganareaity o(: 

National Library of Canada 



L'axamplaira dime fut raproduit grica t la 
généroaité da: 

Bibliothèque nationale du Canada 



Tha imagaa appearing hare are tha beat quality 
poaaibia conaidaring tha condition and legibility 
of the originel copy and in keeping with the 
filming contract apecificetiona. 



Original copiai in printed peper covera ere filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the leat page with a primed or illuatreted imprea- 
aion, or tha back cover when appropriate. All 
other original copiea are filmed beginning on the 
firat pege with a printed or illuatreted impraa- 
aion, and ending on tha laai page with e printed 
or illuatreted impreaaion. 



La* imagaa auivantas ont été raproduiiat avec la 
plua grand aoin. compta tenu da la condition at 
da la neneté de l'exemplaire filma, at an 
conformité avec laa conditiona du contrat aa 
filmage. 

Lea exemplairaa originaux dont la couverture en 
papier eat imprimée aont filméa en commençant 
par la premier plet et an terminant soit par la 
dernière page qui compone une empreinte 
d'impreaaion ou d'illuatration, aoit par la second 
plat, aelon le caa. Toua laa autres exemplaires 
originaux sont filméa en commençant par la 
première pege qui comporte une empreinte 
d'impreaaion ou d'illuatration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 



The last recorded frame on each microfiche 
ahall contain the symbol ^^ (meaning "CON- 
TINUED"!, or tha symbol V Imeening "END"). 
whichever appliea. 



Un dea symboles suivante apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, salon la 
cas: la symbole «^ signifie "A SUIVRE", le 
symbole V signifia "FIN". 



Mapa. platea. charu. etc.. mey be filmed at 
different reduction ratioa. Those too large to be 
entirely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right end top to bottom, as many frames aa 
required. Th* following diegrama illustrate the 
method: 



Lea cartea, planchée, tableaux, etc.. peuvent être 
filméa * dea taux da réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé é partir 
de l'angle supérieur gauche, de geuche à droite. 
et de haut en bes. en prenant le nombre 
d'imagea nècaaaaira. Lea diagrammea suivants 
illustrent la méthode. 



1 2 3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



MtCROCOfY RISOLUTION liST CHART 

■ANSI ond ,SO IcSr CMABT No 1 



10 !^"i- i« 

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I.I H 11- 

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Ilia 11^ 11^ 



APPLIED IK/MGE ln= 



(y 



AQUEDUC DE MONTRÉAL 

RAPPORT PAR DES INGÉNIEURS CONTRIBUABLES 
1916 






AQUEDUC DE MONTRÉAL 



Rapport par des Ingénieurs Contribuables 

1916 



Ti 



1/ ;-v 



TT^ 




MONTREAL, LE 20 NOVEMBRE 1916, 
A 

Son Ho><neur le Maire 

ET AUX Membres du Bureau des commissaires 

de la ville oe montreal. 

Monsieur l. N. senÉcai.. secrétaire. 

ET À 

Son Honneur le Maire 

ET aux Membres du Conseil de ville 

OE LA Ville de Montréal. 

L'HONORABLE L O. DAVID, SECRETAIRE MUNICIPAL. 



Messieurs,— 

Lej ingénieurs concribuables de la ville de Montréal qui, le 20 avril 
1916, ont eu l'honneur de préiienter une requête au Bureau des Commis- 
saires et au Conseil de Ville, ont subséquemment nommé un comité dans 
le but a faire une requête et de préparer un rapport sur les travs ut, 
maintenant en éxecution et en projet, en vue de l'agrandissement de 
l'aqueduc et de la production d'énergie hydro-électrique pour les services 
municipEux. Le travail de ce comité a été soumis à une réunion spéciale, 
convoquée dans le tut de recevoir et de considérer son rapport; 
MM. Phelps Johnsoi et l'.-M. MacKay furent élus respectivement 
prés.dent et secrétaire e l'issemblée. 



Aucounde cette assemblée, ledit rapport fui disiuiéA fnnd ei rpprouvt 
unanimcminl pur tous les inuéniiur^i contribuable»; le comiii reçut ins- 
truttiim de le transmettre au Bureau des C.mniissiiires et au Conseil de 
Ville. On m'a cliarué de v<,us faire s;ivoir nue la di»cus..ion du rapport 
en question a mis en lumière le fait <|ue le comité n'en était arrivé A ses 
conclusions qu'après une étude lonKue n des calculs minutieux contrôlés 
â 1 aide de tous les rcnsi'iKnements à sa disposition, et que les signataires 
de la requête mentionnée au début de celte lettre concourent dans les 
conclusions du comité. 

»4 ,^" "i'?,^M'e™'>" prié de vous aviser que le comité était composé de 
M. W.-F. rye, president. Sir John Kennedy. M. Krnest Marceau. M. 
K.-A. Koss. M. J.-.\. Jamieson. M. Arthur Surveyer et M. Waller-J 
Francis secrétaire. Ces messieurs, qui sont des inRénieurs conseils 
indépendants, ont .Hé chargés d'entreprendre cette étude parce qu'ils 
étaient particulièrement qualifiés du fait de leur compétence, de leur 
expérience et de leur réputation professionnelle, pour traiter ce suiet 
avec autorité. ■' 

Les ingénieurs contribuables considèrent qu'ils ne peuvent pas trop 
ouer le zèle désintéressé dont les membres du comité ont fait preuve, dans 
mto-et de la ville, en entreprenant le travail énorme que représente 
1 étude des renseignements, qui leur ont été fournis, ou qu'ilsont rassemblés 
eux-mêmes et la préparation du rapport ci-joint. Ils ne peuvent pas trop 
fermement insister sur la nécessité absolue qu'il y a pour la ville de con- 
sidérer immédiatement ce rapport et d'agir d'après les conclusions qu'il 
contient. ^ 

Respectueusement soumis. 



(Signé) 



H. M. MacKAY, 

Secrétaire de l'Assemblée. 



•^p 



I Traduction ) 

MONTRE,U.. LE U NoVEMIJRn 1916. 
A 

Son Honneur le Maire 
et aux n.^mbres du bureau des commi s, ses 

DE LA Ville de Montréal. 

IV.ONSIEUR L. N. SENEGAL SECRÉTAIRE. 
ET À 

ON Honneur le Maire 
ET AUX Membres du Conseil de Ville 
DE LA Ville • Montréal 

LHONORABLE L. O. DAVID, SECRETAIRE MUNICIPAL. 



Messieurs,— 

Conformément aux arransements faits le 22 juin dernier, au cours 
d'une conférence entre les échevins et un certain nombre d'ingénieurs 
contribuables de la ville, invités à se présenter devant le Conseil de ville, 
et, en réponse à deux lettres officielles, en date du 16 octobre 1916, dans 
lesquelles M. le Commissaire Ross nous priait d'étudier certains aspects 
particuliers du problème de l'aqueduc, et de lui en exprimer notre opinion, 
nous avons préparé, sans frais pour la ville, un rapport dans lequel nous 
avons envisagé à tous ses points de vue le problème de l'agrandissement 
de l'aqueduc. 



Nous avons, maintenant, l'honneur de vous faire connaître les con- 
clusions auxquelles nous sommes arrivés, après une étude complète du 
projet, après avoir visité les travaux en cours d'exécution et compulsé 
tous les documents mis à notre disposition. 



RÉSUMÉ Historique 



Depuis le milieu du siècle dernier, l'eau d'approvisionnement de 
Montréal était amenée à l'usine éleva"oire de la ville au moyen d'un 
aqueduc à ciel ouvert.d'une longueur dt cinq milles et dont l'entrée se 
trouvait dans les rapides de Lachine. Cet aqueduc fournissait également 
l'eau nécessaire pour actionner les pompes de refoulement. Les glaces 
qui se formaient à la surface du canal ou qui s'y introduisaient durant 
l'hiver, occasionnaient une diminution si considérable de l'apport d'eau 
aux turbines, que, peu à peu, on en éta.t arrivé à substituer les ■ lachines 
à vapeur aux machines hydrauliques. La demande d'énergie augmentant 
continuellement, M. Georges Janin alors surintendant de l'aqueduc, 
propo,sa au conseil municipal d'agrandir celui-ci suffis:i, iment pour 
assurer la production de 5000 chevaux-vapeur en été et de 2,000 chevaux- 
vapeur en hiver, et sur-rimer ainsi le pompage à la vapeur. Ce projet, 
connu sous le nom d" 'Agrandissement No. 1", devait, dans l'esprit de 
son auteur permettre de réaliser des économies importantes. Une 
conduite d'eau, en béton armé, fut construite, latéralement au canal, 
pour alimenter la ville durant la construction de l'usine hydraulique. 
Aussitôt cette conduite mise en seri'ice, (in09) r"agrandissement No 1" 
fut mis en cours d'exécution; mais il n'était pas encore achevé, que M. 
Janin proposa de lui donner une ampleur suffisante pour assurer la pro- 
duction de 10,000 chevaux-vapeur. Les autorités municipales acceptè- 
rent cette proposition et un contrat, embrassant une partie de l'ouvrage 
fut adjugé à la Cook Construction Co. en juillet 1913. C'est ce qu'on 
a appelé 1' "agrandissement No 2", aujourd'hui en cours d'exécution. 
Dans l'esprit de M. Janin, r"agrandissement No 2" devait permettre de 
réahser des économies encore plus considérables que celles qu'aurait 
assurées r"agrandissement No 1". 

Si l'on s'en rapporte à une lettre de l'ingénieur de la ville en date 
du 1er septembre 1916, l'état des travaux de r"Agrandissement No 2" 
était alors comme suit: 58',;,, de l'excavation étaient terminés, et les 
entrepreneurs avaient construit 20';, des murs de soutènement. Les 
ouvrages du canal d'amenée seuls ont été attaqués. Le creusement du 
canal de fuite et la construction de ses murs latéraux, qui font aussi 



.•é»i.àÙl^Êfi»m.,: 



'»'-am^^'.^*: .«i».-i«%;,;«^Rni.i.^ . 



partie du contrat de la Cook Construction Co. n'ont pas encore été 
commencés, pas plus que d'autres parties importantes de l'installation, 
telles que la jetée à l'entrée du canal, les vannes d'admission, plusieurs 
ponts, les clôtures, l'usine de force et le dragagJ dans le fleuve. 

En décembre 1913, un accident mit la conduite d'adduction hors 
de service. Les autorités municipales demandèrent à MM. Lea, Jamieson 
et Heckle de rechercher les causes de la rupture de cette conduite. ,\près 
une enquête sérieuse, ces trois ingénieurs se trouvèrent en face d'un tel 
état de choses qu'ils conseillèrent à la ville, comme c'était leur devoir, 
de faire étudier à fond r"agrandissement No 2" dans son ensemble. 
Déjà, certains journau.\, au cours de l'année 1913, avaient exprimé des 
doutes sur le chiffre des économies que, de l'avis des ingénieurs munici- 
paux, son exécution permettrait de réaliser. M. Janin protesta 
énergiquement que cette opinion était erronée. 

Voyant que la ville n'avait pas donné suite à la recommandation 
faite par MM. Lea. Jamieson et Heckle, la Société Canadienne des 
Ingémeurs Civils, au mois de juillet 1915, fit de pressantes représentations 
aux autorités municipales pour les convaincre de la nécessité de faire 
étudier le projet sous tous ses aspects. Ces repr-lsentations n'ayant 
pas été favorablement accueillies, la Société revint à la charge au mois 
d'octobre de la même année. 

Le "Canadian Engineer", dans son numéro du 11 novembre, 1915, 
publiait un article où il discutait tout le projet et qui se terminait par 
une approbation entière de l'attitude prise par la Société des Ingénieurs 
Civils. 

Au mois d'avril 1916, toutes les démarches dont nous venons de 
parler n'ayant eu aucun résultat, trente et un ingénieurs contribuables 
de Montréal, adressèrent aux autorités municipales une requête, dans 
laquelle ils leur demandaient avec instance que la ville prit l'avis d'une 
commission technique sur le coût probable des travaux en cours et sur 
les modifications à apporter au projet pour le rendre plus acceptable, 
au point de vue économique. 

Sur l'invitation du Bureau des Commissaires, un certain nombre 
d'ingénieurs si présentèrent devant eux le 12 mai 1916 et après avoir 
exposé qu'ils étaient contribuables en même temps qu'ingénieurs, ils 
firent clairement connaître leur attitude vis-à-vis du projet. Plus tard 
à la date du 22 juin 1916, à la suite de la publication de nombreuil 
articles par les journaux de la ville, une délégation réunissant un bon 
nombre d'ingénieurs-contribuables et de représentants des divers corps 
publics constitués de Montréal, se rendit à une assemblée conjointe des 
commissaires et des échevins. Quelques-uns de ces derniers demandèrent 
alors, aux ingénieurs présents, s'ils consentiraient à faire, à titre gracieux, 
pour le bénéhce de la ville, l'étude de la situation et à communiquer aux 



autorités municipales le résultat de leur enquête. Mis au fait de cette 
proposition les signataires de la requête nommèrent, séance tenante, un 
comité pour 1 etude en question. Les conclusions de l'enquête faite par 
ce comité sont résumées ci-dessous. ^ 



Conclusions 



'■ L-ancien aqu educ était capable de fournir un volume 
d'eau suffisant pour l'ali mentation d'une population trois fois 
plus consi dérable que celle actuellement desservie par la ville si " 
abandonnant l'idée de pr oduire de l'énergie, on n'avalTi;;^ 
qu'à emplo yer cette eau que pour l'alimentation ! 

2- Le coût d'ét ablissement d'une usine de filtration était 
la seule d épense de fonds nouveaux nécessaire pour rendre l'eau 
de l'ancien aqueduc irréprochable, tant pour les usa^ 
domestiques que pour les usages industrieïs T" 

Toutes les eaux de surface qu'on trouve dans le voisinage de Montréal 
doivent être filtrées avant de servir à l'alimentation. Filtrée l'eau de 
ancien aqueduc aurait été supérieure à toute autre eau disponible pour 
I usage de Montreal. L'eau de la rivière Ottawa, une fois filtrée est 
égale en pureté à l'eau du Saint-Laurent filtrée, et elle a l'avantage d'être 
excellente pour le lavage et de ne pas incruster les chaudières à vapeur, 

•'■ Si o" en ex cepte le coût de l'usine de filtration et de 
l'équipement des pompe s, toutes les dépenses encourues jusqu'à 
date en rapport avec le projet actuel ont été faites en vue d^ la 
production d'énergie. ' 

Il n'était pas nécessaire de modifier l'ancien aqueduc soit pour 
augmenter son débit, soit pour améliorer la qualité de l'eau Par 
consequent, tous les travaux exécutés, ou en projet, doivent être 
considères comme entrepris en vue d'obtenir plus d'énergie Ces 
dépenses, à 1 exception du coût de l'usine de filtration et des pompes 
doivent, par consequent, être mises au débit de l'usine hydraulique 
Divers rapports faits par M. Janin. l'historique officiel de l'aqueduc de 
Montreal, écrit par M. F. Clifford Smith, aussi bien que le premier article 
du devis qui gouverne les travaux entrepris par la Cook Construction Co 
indiquent que c était bien ainsi qu'on envisageait le projet. 



«<àM9aiMnt<:«to. .. 



. *• L'aménagem ent de cette usine hydro-électrique ne peut 
être considéré comme partie essentielle d'un projet d'embcllisse- 
ment. puisque les boulev ards, les parcs, les ponts, etc.. auraien t 
pu être construits tout aussi bien de chaqu.- c-^té de Tancicn 
aqueduc que latéralement au nouveau . ~ 

nn n,!f=-,'™'?''K,"'5™'''^ ^^' Taqueduc aurait pu être mis en v.l™r; 
on aurait pu établir des promenades de chaque côté du canal, v construire 
des ponts appropriés à mesure que la nécessité s'en serait fait sentir et 
tout cela pour une somme InsiRnifiante comparée à celle qu'entraîne le 
projet actuel. Au debut, il ne fut pas question de boulevards, ce n'est 
que dans son rapport de 1910, que M. Janin en parle et il les considérait 
alors comme un accessoire et comme un moyen d'obtenir gratuitement 
des propriétaires riverains du canal le terrain dont il avait besoin. 

*■ Le projet ac tuel, n'a jamais été étudié dans son ensemble. 

Pas plus le projet soumis à la ville par M. Janin en 1903, que son 
aeveloppement subséquent proposé en novembre 1910 et actuellement 
en cours d exécution, n'a été étudié dans son ensemble, ou n'a fait l'objet 
d un rapport technique complet signé par un ingénieur. I! n'e.xiste pas 
ae plans ni d estimations des parties essentielles du projet telles que les 
travaux d approche dans la rivière, l'usine hvdraulique, ou les ouvrages 
a faire dans le fleuve à la sortie du canal de fuite. 

La production de l'énergie électrique par les chutes d'eau et son 
transport à distance ont. depuis vingt ans. entièrement transformé les 
méthodes de mise en service de l'énergie. 11 en résulte que tout rapport 
antérieur à cette époque n'a maintenant aucune valeur. Quelque 
eminent qu'en était alors l'auteur. 

Quand, en 1907, MM. Marceau & Kennedy furent appelés à faire 
rapport sur 1 "Agrandissement No 1", on n'a pas mis à leur disposition les 
données nécessaires pour leur permettre d'apprécier le projet au point 
de vue économique. Ils eurent le soin de déclarer formellement que 
leur rapport était simplement préliminaire et, en fait, la seule question 
de prix de revient qui y était traitée était celle du coût probable de la 
conduite en béton. 

... ^^- "''""« * F'""^''' dans leur rapport de juillet 1910, intitulé 
An Improved Water Supply for the City of Montreal", touchent bien 
au projet de production de force, mais ils ne font pas de comparaison 
en.re le prix de revient annuel de l'énergie que l'agrandissemtent pouvait 
donner et celui de l'énergie que l'on aurait pu acheter. La seule compa- 
raison qu ils etabhssent porte sur le prix de revient probable de l'énergie 
prodmte par le nouveau projet et ce que coûtait à ce moment l'énergie 
prodmte à 1 usine municipale et, même en faisant cette comparaison 



bien conçue et réalisable" Fn»fft '"'™'"<' "™ entreprise financière 
d-une''is!n"e"ca"pai;re"d: ito^'.^^^X^^^' T^ le's li^'"^-^-™' 

*•. V'"»t'"'''tion. telle eue projet.. ,,. .-^r-.,, ^^ 
produ.re. sans danger d'atto..n..^ , nts. plus d. 7 nnn :Z IZr 
vapeur électriques en aucun te,»^ s H . .-année, er. .. ..^..Z Z Z 
. moyen qu on en obtiendra sera. .„ réalité, bien infén- ^T T: 
Chiffre . ■ 

prodi^tirde'l'rm'^hrjrp^ren^'t""^ "'"" ^"'«"« >»- '« 
rendement tomberak en mo^ennfà 7 (îw h"""'"""'"'= '" "^'^^ "^^ 

capaWe deTr^luire'^^lus de'1 0^ chJ' ''"' "'"'"• "" ^°"™^ '^•^="' 

considérables en "r^iemiro^strnce'"'"™' '' "'' '^°"™^^- «^ 
d'êtr'e ■ "'!'!:!"""" a-en,pêcher le fra.i, ., ,.. „...„„. .. .,„,,, 

T r^Tz::T^ . "^ """ ^""""' ^° - -^^ 

oiement diminue; ,1 est même possibl e n... ■■,..;„„ -,-,. - 
J urant u ne par tie plus ou moins ,..■,.■■■ .„ IL ' '^'^"'--- 

façon reni;S";::;[ ™T"'t ''. ™"^!,™'^^ '^ '^^ "^'^"^"^ de 
substance Kd'Sne infini /riiT"' "^^ ^'"^^' «^'^^'-à-dire cette 
pension dans ^^^" "Z ^.^l^'^'S ^J^ — en sus- 



entrave tous Mf?"' '^',^^^' ^- J""'" <*'' ^'^i^^™"' que la glace 
rendeml H n "'' '^ """^^^ "^^ ''"'i™ hydraulique et que le 

SeZcatf M ciiVo hTT i"''"f"^ * -° - ^«^ «-" ^endement'd'ét 
ijc son catê M. Clifford Smith, dans l'ouvrage déjà cité ci.'. lire aue les 

"nst cana ttlt'e^" 'f canal d'amenée et^s difficultés déIXen 
remnl^iSi ' ""'• ''"P"'" longtemps, nécessité, durant l'hiver 

1 emploi de la vapeur pour le refoulement de l'eau 

puisi^nce"deWo!?)2'""™ ^''''^' "^''^^""'^ "'"^^ Co.", d'une 
Uchfne à mnin.Tn r^"*" "^^ ''''"^ ^^"^ '^^ '"«'"es rapides de 

d^raau;drThA deux milles en aval de la prise d'eau actuelle du canal 

Wv r'"LÏdmi^t;'H°",? '^"Pt'.^"""' '""' °" ''"^'^^ -""i^ *aque 
Se dan, W^- l,^^" "^ '^" <*^^ '"= '^^"^' ^'amenée de cette 

rr^::;srs:--tri^™'i:r:^Sï' 
-ins™s^^îi:^^=-" rra^Ha^i^rr; 

Le coût minimum d'établissement de l'installation. f..|l , 
— "^ 'a présente, sera de $10.600.000. Ce chï^iT';;; 



8. 
qu'on 



■ — — *. ym,mjw,wv. \.^ e cniiTre ne 

comprend ni le coût de l'usin. H e filtration, ni .e,:777T :Z7Z: 

f 900.000 a peu près de la réclama t ion de la Cool< r on,t.,..H .„ n„ 
n. . établissement de parcs, n. l e s frais im^réy,.slZ^rZr 7rZr. 
toujours com me dans une entreprise de cejS^ 

nffi.-^'J*' estimation du coût de 1 emreprise est basée sur des chiffres 
ofels fournis par la Ville. Les seuls chiffres qui sont de nous ^^t ceux 
qu on rapport aux charges d'intérêt depuis ce jour jusqu'à l'achlvement 
que à SeTde vT "' ''' '™"^ ''"'' ^'^''^ '^''^ nos'calculs que pa S 
^^ l'awn^ ri •• °", ™ "°"' ' P"' '"" ™"™'"-'^ '«^^ charges d'intérêt 
pour 1 avenir. Ce prix de revient ne comprend pas les frais d'établisse- 

SaleTv """'.* ''"'"'°"' "' ''•""^ "^'■'^ élévatoiren d'une 
centrale à vapeur de secours, ni la réclamation de la Cook Construction 
Co., m une prevision en vtie de l'établissement de parcs, ni les prSs 
ordinaires pour parer aux imprévus; toutes ces additions ayàméU é^s 
de côte, par nous, dans les calculs du prix de revient 
sera^é^l" ''«timation ne comprend aucune somme pour le dragage qu'il 
sera nece^ re de faire dans le Saint-Laurent à la sortie du ran=,l Z 
fmte; cette partie de l'installation ne semble pas avoir Itéconswtfe 
etud ee ou évaluée par la ville. Les sondages donnérsur les DlànsT; 

éteidr"™' "' 'f ''^'^ ^^°^*^'^""^ -"""t^ent que ce dagage'^de'at 
s étendre sur une longueur d'environ un demi-mille. Aucune _ 



pour parer aux imprévus, excepté pour l'usine de force, n'a été incluse 
dans cette estimation; la ville ne nous ayant pas foiirni ses chiffres Si 
nous étions appelés à faire un devis estimatif pour une corporation privfe 
nous ajouterions une somme d'au moins S(i20,000. pour frais imprévus ' 

Le rapport de M. Mercier, en date du 1(> juin 1915, indique qu'il 
a ete nécessaire de modifier le profil des murs de soutènement en béton 
et que ce chanKement entraînera une dépense additionnelle de $675 000 
soit une augmentation de 50' ; sur le prix du contrat. 

Le coût total de l'installation avait d'abord été évalué à f54 975 000- 
Il a maintenant Rrandi jusqu'à un chiffre qui sera d'au moins $10,60o'o0o' 
t ant au courant de ces laits et convaincus que les chiffres fournis par la 
ville sont, sous plusieurs aspects, incomplets, nous croyons qu'il faut 
s attendre à des dépassements de plusieurs m.llions de dollars. 

'' Des change ments radicaux entraînant une augmentat ion 
considérable du prix de r evient seraient nécessaires poTirfaire 
donner à l'usine une puis sance même approchée d e celle qu'en 
attendait la ville. 

'*'• Si l'on se b ase sur le rendement maximum qu'il serait 
prudent de faire donner à l'usine, le coût minimum de"^;;;;ïï i; 
é tablissement, si le projet n'est pas modifié, sera de SL^ÏT^r 
cheval-vapeur. ' 

On se rendra mieux compte du coût excessif de cette installation 
hydro-electnque en lisant le paragraphe suivant, tiré du "Canadian 
Engineer du 11 novembre 1915. "Prix de l'énergie à Montréal,-Il 
n y a aucun centre sur le continent américain où l'énergie est produite 
à mei eur marché qu'à Montréal. Les travaux d'aménagement de la 
nouvelle usine de la Laurentide, capable de i:.5,000 chevaux, vont être 
soldes par la vente d'obligations au chiffre de $6,500,000, ce qui fait 
ressortir le coût du cheval-vapeur à $52. L'usine des Cèdres a coûté 
$90. du cheval-vapeur, et lorsque l'installation sera complétée, ce coût 
sera abaisse, d.t-on, à $75. La centrale de Shawinigan a été construite 
pour moins que $100. du cheval et la dernière installation ne coûte pas 
plus que SdO. du cheval-vapeur. On prétend que le coût moyen d'aména- 
gement des usines situées dans un rayon de 200 milles de Montréal n'est 
pas beaucoup plus élcNé que $100. par cheval et que le prix d'établisse- 
ment moyen au Canada est de $125. du cheval-vapeur." 

"' Les charges fixes et les frais d'exploitation s'élèveraient 

annuellement à un minimum de $757,OOo! ~ 

Dans l'estimation ci-dessus, l'intérêt est calculé à 5^, taux moins 
élevé que celui que Montréal est forcé de payer maintenant; l'amortisse- 
ment a IV, et la dépréciation sur les parties su.^cptiblcs de diminuer de 
valeur, aux taux ordinaires. 



^f^ii,'i:^^,tmm>iim 



12. Le» charges fixes et les frais d'exploitation de l'usine de 
force seront au minimum $108. par cheval-an. 

Le parauraphe suivant tiré de l'article du "Canadian Kngineer" 
cité plus haut, permettra aux lecteurs de se rendre compte de l'énormité 
de ce prix de revient de réner«ie; "Les aménaRements de force ptu coûteux 
des environs de Montréal permettent la production de l'énerRie à bas 
prix. On nous assure que l'.Aluminum Co., of America a passé avec la 
Compagnie des Cèdres un contrat d'achat d'énerRie à raison de $12. du 
cheval-an et qu'elle a été, en outre, autrement avanta(?ée. La Montreal 
Water & Power Co. paye, dit-on, S20. pour de l'énergie utilisable 20 
heures par jour pendant les mois d'hiver, et $24. du cheval-an pour de 
l'énergie utilisable tout le jour durant l'été. La ville elle-même a. en ce 
moment, un contrat de $20. pour de l'énerRie utilisable 20 heures par 
jour et de $30. pour de l'énergie utilisable pendant 24 heures. Il est 
probable que si la ville achetait 10,000 chevaux-vapeur d'une des com- 
pagnies de force, elle n'aurait pas besoin d'une centrale à vapeur de 
secours, puisque les difïérentes usines de Montreal sont reliées entre elles 
en prévision d'accidents, et puisque la Montreal Light Heat & Power C... 
construit en ce moment, une station de secours moderne." 

13. On peut facilement acheter l'énereie électrique à raison 
de $25. du cheval-an utilisable 24 heures par jour et à raison de 



par jo 



$20. du cheval-an pour de l'énergie utilisab le 20 heures 
et convenant à une usine de pompage. 

Il aurait été possible à n'importe quelle date, durant les 15 dernières 
années, d'acheter sur le marché une quantité d'énergie suffisante pour 
tous les services municipaux, et cela pour une petite fraction J prix de 
revient probable de la puissance que pourra fournir l'usine ,i cours 
d'exécution. Il aurait également été possible d'aménaRcr ur, c^.itrale 
à vapeur moderne, ou de réorganiser l'usine à vapeur actuelle de façon à 
fournir l'énergie à un prix d; revient par cheval-an bien inférieur au prix 
de revient du cheval-an que pourra produire l'usine hydraulique en 
execution. 

l"»- Le prix d'achat de 7.000 chevaux-vapeur, puissance 
maximum que l'usine de l'aqueduc pourrait fournir, n'excéderait 
pas $150,000. par année . 

La puissance de 7,000 chevaux-vapeur n'est employée ici que comme 
terme rie comparaison. Le rendement;de l'usine telle que convue restera 
bien inférieur à ce chifïre. 



M. Janin, dans son rapport du 3 novembre 1910, évaluait à 3 000 
chevaux-vapeur la puissance requise pour pomper 50 millions de Râlions 
d eau par jour. La consommation moyenne de la population desservie 
par 1 usme de la ville de Montréal n'est pas beaucoup supérieure ù ce 
chiffre, et cela étant, 4,000 chevaux-vapsur seraient plus que suffisants 
pour pomper l'eau aujourd'hui consommée. Cette énergie pourrait être 
achetée à raison d'une somme qui ne dépasserait pas $90,000. par année. 

Des contrats d'éclairage à longs termes qui lient actuellement la 
ville, 1 empêcheront d'utiliser, à cet effet, le surplus d'énergie disponible, 
fcn plus, M. Parent, surintendant du service d'éclairage, dans un rapport 
en date du 12 septembre 1916, où il étudie un projet de municipalisation 
de 1 éclairage par I électricité déclare que les déboursés à prévoir par la 
ville seraient de $1,680,000. En supposant le coût de l'énergie égal à 
$15. du cheval-an, la perte annuelle serait alors de $5. par année pour 
chaoue lampe de 6.6 ampères et de $10. pour chaque lampe de 4.4. ampères 
L utilisation de l'énergie produite à l'usine de l'aqueduc, à raison de $108 
du '..eval-an, pour alimenter ce réseau majorerait considérablement le 
chiffre des pertes. 

'*• Si l'on se b ase aur le prix d'achat de l'énergie, cette n.inp 
une fois ter minée, entraînera une perte d'au moins >600.00 0. par 
année. ^ — 

Le déficit annuel qui apparaît au biLn de la ville de Montréal aug- 
mente chaque année de façon alarmante, a la ville ne peut pas se permet- 
tre de gaspiller même un dollar. 

'*■ L'entrepris e en cours d'exécution n'aurait jamais dû 
être commencée, et nous sommes convaincus que l'on devrait 
abandonne r toute idée de l'achever telle qu'elle a été conçue. 

Les conditions physiques qui contribuent à rendre financièrement 

désastreux 1 aménagement et l'exploitation de l'usine hydro-électrique de 

aqueduc, sont la faible chute utilisable, les canaux d'amenée et de fuite 

longs et dLspendieux, et l'emplacement de la prise d'eau dans un courant 

rapide, ou il est impossible d'empêcher la formation du frazil 



DEPENSES AUXQUELLES IL FAUDRA FAIRE FACE SI 
TERMINE PAS LE PROJECT 



-'ON NE 



'^- En arrêtan t immédiatement tous les travaux, la dépense 
pour la ville se chiffrerait à $5.200,000. y compris une prévlito;; 
de $300.000. pour boulevar ds, ponts, clôtures et nettoyage, mais 
rien pour le règlement de la réclamation de la Cool, rn;;^t:rTïïr 
Co. ' 



•-•^a#,L..:w .atraMfc ,^ TTafmi ■■i^-iy 



riv.rf^^n -, / """""T P"''^ ^^"^"^ P'"''''^"^' ^* propriétaires 

riverains, il sera nécessaire de terminer les boulevard,:, si les travaux 
sont arrêtes maintenant, mais rien n'oblige la ville de les amener à la côte 
établie quand il fallait i» débarrasser de tous les déblais. 

Il faudra aussi construire des ponts, mais rien n'obliRe à les faire 
d une seule travée comme il avai. été prévu d'abord, l'ne faible somme 
devra être consacrée au nettoyaRe et à la mise en ordre des chantiers, 
filtratio"^' ""^^ '"^''"'' ™ *''•"""''• ^" ""' l'exploitation de l'usine de 

^-.^ ■■^'amation en dommages, pour une somme de plus de S900 000 
déposée par la Cook Construction Co. contre la ville, n'ayant 'pas été 
compnse dans l'estimation de la dépense totale à prévoir, a également 
ete omise ici. Il est entendu que la somme qui sera adjugée, en règlement 
devra être ajoutée au capital de $10,600,000. si l'on termine l'insuUation' 
ou à la somme de $5,200,000, si l'on arrête maintenant les travaux Dans 

m Jfr, '*'i f î.',*; ^T' ««"'■"=" Pa™i les charges fixes pour un 
montant égal à 6'X de la somme areordée. 

'*' Les charge s fixes annuelles sur le montant de $5,200,000 
seront de $345,000. ""~ ~ ' — — ' 



"• Le prix d'ac hat annuel de 7,000 chevaux vapeur, ajou té 
aux charges fixes sur $5.2 00,000 . formerait un total de $495,000'! 

Il serait suffisant de disposer d'une puissance de 4,000 chevaux- 
vapeur pour faire le service des pompes de refoulement; en tablant sur 
ceae puissance le prix de revient total par année serait réduit à $435,000. 

^°- La somme totale qu'épargnerait la ville en abandonnant 
le projet ac tuel maintenant, serait d'au moins $5.400.000. 

Cette économie est calculée sans tenir compte du coût du dragage 
m des frais imprévus, ni de la majoration probable du coût d'établissement 
par suite d inexactitudes -u de disconvenances dans les estimations 
faites par la ville. L'imérêt seul de cette somme, en négligeant les 
retenues pour le fonds d'an'ortissement, les frais d'exploitation et les 
réserves pour couvrir la dép-éciation, s'élèverait à $270,000 par an 
tondis quil est possible d'acheter l'énergie don» '. ville a maintenant 
besoin pour les pompes, à raison de $90.000. par année, et celle dont elle 
aura besom vers 1930 pour $150,000. par année, s: on table sur le même 



21. En abandonnant immédiatement le projet et en ache- 
tant 7,000 chevaux-vapeur, la ville réaliserait une économie 
annuelle de $2b2,000. 

La ville n'a besoin que d'une puissance de 4,000 chevaux-vapeur 
pour p<jmper l'eau né-rcssaire à l'alimentation et en tablant sur celte 
quantité d'énerRie l'économie totale réalisée chaque année serait de 
S312,000. 

22. Par une adaptation judicieuse de Tétat de chose actuel, 
il serait possible de retirer une faible rémunération sur les sommes 
déjà engagées. 



Nous désirons offrir nos remerciements aux Commissaires de la Ville, 
à l'Ingénieur en clu f de la Ville, au Surintendant de l'aqueduc et au 
personnel technique de la Ville poir leur courtoisie et pour les nombreux 
renseignements qu'ils ont bien voulu mettre à notre disposition. Nous 
avons l'espoir que les conclusions auxquelles nous sommes arrivées seront 
reçues par les autorités municipales dans le même esprit qu'elles sont 
offertes. 

Nous avons l'honneur d'être. Messieurs, 

i-es membres du Comité des Ingénieurs contribuables, 

(Signé) W.-F. TYE, nrésident 

(Signé) JOHN KENNEDY 

(Signé) ERNEST MARCEAU 

(Signé) J.-A. JAMIESON 

(Signé) R.-A. ROSS 

(Signé) ARTHUR SURVEYER 

(Signé) WALTER-J. FRANCIS, secrétaire 

Lu et approuvé à une assemblée des Ingénieurs contribuables, tenue 
à Montréal, le 13 novembre, 1916. 

(Signé) r lELPS JOHNSON (Signé) H.-M. MacKAY 



président de 
l'assemblée. 



secrétaire de 

l'assemblée. 



MONTREAL AQUEDUCT 

REPORT BY RATEPAYING ENGINEERS 
1916 




<^ 



MONTREAL AQUEDUCT 



REPORT BY RATEPAYING ENGINEERS 
1916 



MONTREAL, November 20th, 1916. 



To 



His worship the Mayor 

AND THE Members of the board of Commissioners 

OF THE City of Montreal, 

L. N. SENEGAL. ESO,. SECRETARY, 
AND TO 

His worship the mayor 

AND THE members OF THE CITY COUNCIL 

OF THE City of Montreal, 
The Honorable L. 0. David. City Clerk. 



Gentlemen,— 

The Ratepaying Engineers of the City of Montreal who submitted 
a memorandui i the Board of Commissioners and City Council on April 
20th, 1916, a^-rrtjinted a Committee to study anu draft a report on the 
works now under construction and contemplated for enlarging the water 
supply aqueduct and developing hydro-electric power for the use of the 
municipality. The report of the Committee was submitted at a special 
meeting, duly called for the purpose of receiving and considering it, of 
which meeting Mr. Phelps Johnson was elected Chairman and Mr. H. 
M. MacKay, Secretary. 



The report was fully discussed at this meeting, unanimously approved 
by the said Ratepaying Engineers, and the Committee was instructed to 
have it forwarded to the Board of Commissioners and to the City Council. 
I am directed to say that the discussion of the report showed that the 
Committee had reached their conclusions only after long study and careful 
calculations, verified from all available data, and that the signatories of 
the original memorandum concurred in the conclusions of the Committee. 
I am also directed to advise you that the Committee consisted of 
Mr. W. F. Tye, Chairman; Sir John Kennedy; Mr. Ernest Marceau; Mr. 
R. A. Ross: Mr. J. A. Jamieson; Mr. Arthur Surveyer; and Mr. Walter 
J. Francis, Secretary-. These gentlemen, independent consulting engineers, 
were requested to undertake the work as being specially qualified by reason 
of their ability, experience ard high professional standing, to deal 
authoritatively with the matter. 

The Ratepaying Engineers feel that they cannot too strongly express 
their appreciation of the disinterested zeal for the best interests of the 
City, which influenced the members of the Committee to undertake th- 
very large amount of work required by the analysis of the data presentui 
to and collected by them and the preparation of the accompanying 
report. Tuey cannot too strongly urge upon the City the absolute 
necessity of giving immediate consideration to and of acting upon the 
conclusions embodied in the report. 
Respectfully submitted, 

(Signed) H. M. MacKAY, 

Secretary of the Meeting. 



t 

I 



Montreal, November l3th, 1916. 



To 



His Worship the mayor 

AND THE Members of the board of Commissioners 

OF THE City of Montreal. 

L. N. Senegal. Esq.. Secretary. 
AND to 

His Worship the Mayor 

AND the Members of the city Council 

of the city of Montreal. 

The Honorable l. O. David, City Clerk. 



Gentlemen,— 

In accordance with the arrangements made on June 22nd, 1916, when 
a delegation of the ratepaying engineers appeared by invitation before 
the Aldermen, and in response to the requests contained in two official 
letters dated October 16th, 1916, from Mr. Commissioner Ross asking 
that further studies be uidertaken and report made thereon, we have 
prepared our report, free of cost to the City, in connection with various 
aspects of the enlargement of the aqueduct. 



We now have the honour to submit herewith the conclusions reached 
after having studied the project, gone over the worlcs in progress and 
reviewed all the documents and data placed at our disposal. 



I 



HISTORICAL 

Since the middle of the nineteenth century Montreal has been 
supplied with water from an open aqueduct five miles in length, which 
brought water from the Lachine Rapids to a pumping station where 
water wheels pumped the water to the City, Ice troubles in winter 
caused such serious power shorUges that steam power was gradually 
substituted for hydraulic power for pumping. The City's requirements 
for power kept on increasing, and in 1905. Mr, Georges Janin, then 
Superintendent of the Waterworks, proposed that the aqueduct be 
enlarged to produce 5.000 horse power in summer and 2,000 horse power 
in winter, so that the steam pumping plant might be done away with 
and the pumping done by hydraulic power. Great economy was claimed 
for the project, since known as "Enlargement No. 1". To provide 
water or the City while the hydrauHc power plant was being built, a 
closed reinforced concrete conduit was constructed alongside the 
aqueduct. This was completed in 1909, and the work on Enlargement 
No. 1 was thereupon commenced. While this was being carried out 
Mr. Janin proposed that Enlargement No. 1 be further increased to 
provide 10,000 horse power. His proposal was accepted and part of 
the work was put under contract in July, 1913. This is known as 
"Enlargement No. 2" and is now under construction. The claims made 
for the economy of the first enlargement were more strongly repeated 
for the second. 

In connection with Enlargement No. 2, on September 1st, 1916, 
the City Engineer reported that 58<rc of the excavation and 20% of the 
retaining walls had been completed by the contractors. The only work 
performed, so far, has been in the headrace. The tailrace, which also 
forms a part of the Cook Construction Company's contract, has not been 
touched,nor have the following important component parts of the 
complete installation:— entrance breakwater, headgates, several bridges, 
fencing, power house, and dredging in the river. 



In December 1913 an accident to the conduit occurred as a 
conseciuence of which the City enxoKcl Messrs. Lea. Janueson and 
Heckle to investigate the break. These gentlemen found such a condition 
apparent that they recommended to the City that the whole project 
be carefully studied. Previous to this it had teen pointed out in 1913 
m the public press that the proposed power development was apparently 
much less economical than t^c City's estimate would lead one to tx^lieve 
This Mr. Janin strenuously denied. The recommendation of Messrs 
Lea, Jamieson and Heckle not having Iwen acted u|)on. the Canadian 
Society of Civil Engineers in July, 1915. made strong representations to 
the City urging that a full investigation of the project be made This 
recommendation was not accepted, and in October. 19;,-,, it was again 
vigorously placed before the City. On November llih, 1915 the 
"Canadian Engineer" published a compreher.sive article on the subject 
and concluded by fully endorsing the request that the project as a whole 
be thoroughly investigated and reported upon. 

None of these recommendations having been acted upon, thirty-one 
independent rate-paying engineers of Montreal signed a memorandum to 
the City m April 1916, urging that an engineering commission be 
appointed to report on the cost of the works and to advise to what extent 
if at all, the project might to advantage be modified. 

By request, a delegation of these engineers, appeared before the 
Board of Commissioners on May 12th. 1916, and discussed the question 
after explaming their position as rate-payers and engineers. Again 
on June 22nd, 1916, following the pubUcation of many articles in the 
press, a delegation of the rate-paying engineers accompanied by official 
representatives of various public bodies, appeared before the Aldermen 
aiid Commissioners, when it was proposed by some of the aldermen that 
tte rate-paying engineers should make a report free of cost to the City 
The delegation reported to the rate-paying engineers, who assented to 
the proposal and named a committee to carry out the investigation the 
result of which is summed up in the following conclusions. 



CONCLUSIONS 



I • The capacity of the o r iginal aqueduct was sufficient f or 
three times the present population served, if used fo r water 
supply only, and not for hydraulic pow er. 

2- The cost of the construction of a filtration pla nt was the 
only further ca pi tal expenditure necessary to make the w ater 
from the original aqueduct ideal both for domestic and industrial 



All sun'ace waters in the neighborhood of Montreal require 
filtration. With filtration the water from the original aqueduct would 
be superior to any other water available for Montreal's use. Filtered 
Ottawa River water is equal to filtered St. Lawrence River water in 
purity, and is superior to it in softness, and for washing and boiler 
purposes. 



3 ■ With the exception of the filtration plant and the pumping 
equipment, all expenditures in connection with "the presen t 
project are chargeable to power development. 

No changes in the original aqueduct were required, either for an 
increased quantity, or an improved quality, so that the work done and 
contemplated must be considered as a project to ohtain more power. 
The whole cost except that of the filtration plant and the pumping 
equipment must therefore be charged to power development. The various 
reports of Mr. Janin, the oriicial history of the Montreal Waterworks 
compiled by Mr. F. Clifford Smith, and clause I of the specifications 
under which the Cook Construction Company is working show that it 
was so regarded. 



4. The power project cannot be regarded as an essential part 
of a general improvement scheme, because boulevards, p arkways. 
permanent bridges and so forth were just as applicable to the 
original aqueduct as they are to the present development^ 



The district through which the aqueduct passes could have been 
opened up, driveways along the original aqueduct constnictcd and 
suitable bridges built from time to time as found necessary or desirable, 
for a sum insignificant in comparison with the cost of the pre wnt project! 
The boulevards were an afterthought in connection with the 1910 report 
of Mr. Janin. and were considered by him simply as an adjunct to his 
power plans, and as a means of obtaininn land at no cost. 



5- The present project has never been properly studied or 
reported upon as a whole. 

Neither Mr. Janin's project of 1905, nor its subsequent enlargement 
proposed in November 1910, now being carried out, were ever properly 
studied as a whole, nor has it ever as a whole been reported on by any 
engineer. No complete plans and estimates have ever been made of 
such essential parts of the project as the river intake, the power house, 
or the necessary outlet works in the river below the tail-race. 

The generating of elejtrical energy by water power, and its trans- 
mission, has within the past twenty years completely revolutionized 
the aspect of power utilization, so that any report made twenty years 
ago is of no present value regardless of the eminence of authors. 

In 1907, Messrs. Marceau and Kennedy when reporting on Enlarge- 
ment No. 1 were not given the necessary information to permit them to 
pass upon the economics of the project. Their report was specifically 
stated by them to be an interim one only, and it did not deal in any way 
with any cost except that of the closed conduit. 

In July 1910, Messrs. Hering & Fuller, in their report on "An 
Improved Water Supply for the City of Montreal", referred to the 
aqueduct power project, but they did not compare the relative annual 
costs of power developed and power purchased. The only comparison 
made was with the cost of nower as previously produced by the City, 
and in this comparison essential figures were omitted. We are entirely 
unable to agree with their endorsation of the project as being a "sound 
practical, business proposition on its own merits" because no project 
of power development can be so considered which does not assure as 
economical a supply as could otherwise be obtained. 

Neither of these two reports referred to the proposed 10,000 horse 
power development, but only to the less extravagant first enlargement 
designed for 5,000 horse power in summer and 2,000 horse power in 
winter. 



In 1914, Messrs. Lea. Jamicson and Heckle reported only on the 
b eak m the conç-uit, and they properly advised the careful study of tte 
project as a whol;, ' ™ 



6. The prwfct a. designed would not «afely develop und,r ,u. 
be.t co.-.diHons more than 7. U00 horse power at any time of "^ 
year, and the average out put would be actually m uch le., .h.» 
this. ■■ 

The headrace has a capacity of about 14,000 horse power in summer 
only. wh,ch would reduce to an average of about y.OoThor* ZTin 
wmter even assuming that no fraiil t.oubles be experiencS^ The 
alrace as designed ,s not capable of safely passing the flow required 
for more than about 6.000 horse power even during the summer 3uï 
and the output may only reach 7.000 horse power for a few Ze7sli 
It were attempted to pass a greater volume, the velocity would he such 

much ^h'°H°'" """T "^ "'^"'- '"^ '"^*"'"« "^"' ^derminfd, anS 
much other damage done. 



^- Seriou» opera ting troubles due to fraiil and other lr> .,. 
inevitable. These will greativ reduce the maxim..^ ...^p..; 
Kelow 7.000 horse power a nd may cause complete stop pa'^T^JTi;: 
plant during a more or less protracted period every ,^i^^^ 

No practical design of the headworks will avail to keep out the 
frazil which consists of particles of ice intimately mixed with and earned 
in suspension by the water. camea 

r^Jl^"- ■'^"'"'' l^L"'"""'' " '' '■''^'■'y ^l'™'" that serious ice troubles 
occun-ed every year, and that the winter power was often not more than 

^.ut^ """T ■""!,'• '" ^'- ^■"""■^ °'«"^' history it is stated that 
ice blockings in the aqueduct, frazil, and various difficulties in the tailrace 
necessitated the substitution of steam pumping for hydraulic pumping'" 

PnwZ''f- '°'™ ^"'"^ ^'^" P'^""' "' ""^ I-"*""^ Rapids Hydraulic 
Power Company, situated in the same rapids and less than two miles 

IZ'rlZV" '""''"'' %'^'''- " "^^•^"^'"'^ '"^^ down for thrSor 
SMI.T To ih "' T- ^'^^ ™"'''"°"^ "' '^' '"'^''^ of this plant are 
similar to tho«; at the proposed aqueduct plant, while the possibilities 
for removing frazil and other ice are much superior to those at the 
aqueduct where no means whatever are provided for this purpose 



'• The minimum capital ci»t of the project «i deslgntd will 
be 110.60 0.000. Thi» coit i« exclusive of the filtration work» or 
any pu mping plant or steam amillary plant, or the Cook Con- 
«t ructlon company'» claims of over $900.000. or an allowance for 
parking, or the usual allowance for continge ncies. ' 

This estimato of cost is from official iiuures supplied by the City 
We have used no figures of our own, except inltrtsl from the present 
date to completion, which future interest fijiures were not furnished by 
the City. This cost does not include the filtration worlis nor any pumping 
plant, nor steam auxiliary plant, nor the Cook Constniction Company's 
claims, nor an allowance for parking, nor the usual allowance for contin- 
gencies, and these have not been considered by us in any discussion of 
cost. 

This estimate docs not contain any liRures whatever for neccssar, 
dredging m the St. Lawrence below the outlet of the tailrace, as apparently 
this feature of the development has not been considered, studied or 
estimated by the City. The soundings given in the Georgian Bay Canal 
plans shew that this dredging would extend for nearly half a mile. No 
figures for contingencies, excepting on the tx)wer house, are included in 
this estimate, as no such figures were fumishod by the City. Were we 
making an estimate for a private corporation we would have added at 
least $620,000 for this item. Mr. Mcrcier's report of June 16th, 1915 
shews that it had been found necessary to re-design the concrete retaining 
walls, at an estimated increased cost of $675,000, an addition of nearly 
«;?•; I^ ^^^ estimate ol the total development amounted to 
$4,975,000, which has now grown to a minimum of $10,600,000 Know- 
ing these facts and believing that the City figures are even now in many 
other respects far from complete, we are convinced this huge sum will 
be exceeded by millions of dollars. 

The money cost of this project could have purchased and have 
developed any one of a number of powers within easy transmission 
distance of Montreal and each having a capacity of at least 100,000 
horse power. 



'■ Radical changes in design at greatly increased cost would 
be necess ary to even approximate the capacity of the power de- 
velopment as claimed by the City . ' ' 

10. The minimum capital cost based on the maximum safe 
capacity of the plant a» designed wUl be $1.515 per horse power. 



The ,-xc€«*ivc COM „f this dcv.lopimnt will hf apprecialid hv 
refercmv to the followinK [x-raKraph from the "Canadian i:n«in«T" of 
NovTrntxr 11th. lyl.. "Power Kales in Montreal ,- Nowhere on the 

tum^ Th'"""' 1 P"«"^ '*;;"'< <i''v<-'l<.M cheaper than around 
Montreal The new I-aurentide development of 125,000 h.p. i, heinir 
paKl ft,, by a $(,.5(X).()00 Ix.nd issue, or $52 per hor* ,x,wer. Cedars 

TJ?,'^'L ""^:,T''''' ""'' *^''" "'''™"' development has been 
completed th,s will Ix. reduced, it is said, to $75. Shawiniran c.«t 
considerably less than $100, and the latest development there cost only 
$oO per horse-power. It is said that the averase cost of all the develop- 
ments within a transmission radius of Montreal is not much (,ver $100 
per hor*.-power, and the average throUKhout Canada, $125 per horse- 
power. ^ ^ 



"■ Th» '■'^^Imu m (i«ed chargti and optrating expenses for 
th e power plant will amount to }757.000 per annum. ' 

In the above estimate interest is figured at 5','. a lower rate than 

™«s^ff! ?T :V ""^i' """""^ '""" "' ' ''• =■"" depreciation on the 
parts affected at the usual rates. 



"■ Tt" minim um (ixej charges and operating expenses o f 
the power pla nt will be $108 per horse power per an num 

This abnormally high operating cost may be appreciated by a 
reference to the following extract from the CanadianTngineer of the 
before mentioned date: "The cheap developments near Montreal make 
a low rate for power possible. The Aluminum Company of .\merica is 
said on good authority to have contracted for power at $12 per hwse- 
power per annum from Cedars, and to have been given other inducement 

f , r J, "'"' ^^'■"■" * ^"""' <-°"^P™>' i'* ^^id to have a $20 

rate lor 20-hour power in the winter month,, and $24 for 2.1-hour nower 
in the summer. The City itself at present has a $20 rate for "OW 
power and a $30 rate for 24-hour power. And no steam standby" would 
likely be necessary for the City if they contracted for the 10 000 h p 
from one o the power companies, on account of the way the various 
Montreal plants are tied together for emergencies, and on account o 
the splendid steam standby that the Montreal Light, Heat & Power 
Company are now cons tructiiig." 



'••■ Twfnty-four-hour power can rtadily ht purchaacj In the 
open mar ket at a figure not exc eedi ng t25 pt-r hor»c power per 
annum, anj twenty-hou. power .uitahle for pumpin g for not 
more than >20. "" 

Al any time durini; Ihe la.l fiftfen years, il lias Uiii practiiahle 
to purchase on the «pen market sulli.iint power for all municipal purposes 
at a small fraction of the cosi of the power expected lo Iv produced from 
the present development. {3r a nKKkrn steam plant could have Imn 
installed, or the prisent steam plant remodelled, «huh would have 
provided power at a much less cost per hors., power per annum than that 
ol the present aqueduct development. 

'*■ The yearly cost of purchasing the 7.000 horse power. 
which I s the maximum amount of power that the project might 
develop, would not exceed $150.000. ' 

The figure of 7.00() horse power is used for comparative purposes 
only. The average output of the plant as desisned would Ix.- less than 
this figure. 

Mr. Janin in his report of November 3rd. 1910, estimates at 3,000 
M. the energy necessary lo pump fifty million gallons of water per day. 
Montreal's average consumption is not very much above this now, and 
on this basis 4,000 h.p. would be a conservative estimate of the maximum 
power required for pumping. This could be purchased for a sum not to 
exceed $90,000 a year. 

Present lighting contracts will prevent any power being used by 
the City for lighting for some years to come. Moreover, Superintendent 
Parent in his report dated September 12th, 1916. upon the municipal- 
ization of the City s lighting system, showed that Ihe capital cost to 
the City would be $1.680,000. and the yearly loss, with power at a cost 
of $lo per horse power per annum, would be for each 6.6. ampere 
lamp, $5. and for each 4.4 ampere lamp. $10. The use of aqueduct 
power at $108 per horse power per annum would enormously increase 
these unvaforable figure. 

'5- As compared with the purchase of power, this project. 
if and w hen completed, would involve a loss of at least $600,000 
per annum. 

The yearly deficit in the finances in the City of Montreal is growing 
at an alarming rate, and Montreal cannot afford m throw awav •» 
dollar. 



'^- The present project should never have been started, and 
we are firmly of the opinion that all thought of completinK it. 
along the present lines, should be abandoned. 

The chief physical features which make the aqueduct project 
impossible of econon.:; development and operation are the low available 
head, the great I ^li and cost of headrace and tailrace canals and the 
location of the intake in swift water where frazil ice cannot be prevented. 



Conditions to be met if the project be Abandoned 



17. If all work were to be stopped at once, the total capital 
cost to the City would be about $5,200,000, which includes an 
allowance of $300,000 for boulevards, bridges, fencing and 
cleaning up, but no allowance for t he claims of the C ook 
Construction Company . 

In view of the arrangements made with many of the adjoining 
land-holders, it will be necessary to grade the boulevards if work be 
stopped, but there is no necessity of conforming to the high banks and 
level grades deemed advisable when waste banks were a necessity. 

Bridges will also be necessary, but these need not be single spans 
as contemplated for the aqueduct. 

A small amoun'. of general cleaning up will also be required. 

The stoppage of the work would not interfere in any way with the 
operation of the iiltration plant. 

The claim for damages of over $900,000 filed by the Cook Construction 
Company against the City having been left out of the estimate of total 
capital cost is also omitted here. The amount, if any, w ich may be 
awarded in settlement of this claim would of course increase the capital 
cost of $10,600,000. if the work were completed, or the sum of $5,200,000. 
if the work be stopped now. In each case it would appear in the fixed 
charges for an amount equal to 6 per cent of the sum awarded. 



!*• The annual fixed charges on this amount of $5.200. 000 
will be $345.000. ' 



19. The tct"! '-a.-'y cost of 7.000 horse power purchased , 
plus the fixe nars es on .>5..< 0.000. would be $495.000. 

The present - i -: f. r nuirpinK are not more than 4.000 h.p. ;ind on 
this basis the total yearly coiii would be reduced to 15.135,000. 



20. The total capital cost which will be saved by abandoning 
the present project will be a minimum of $5.400.000. 

This amount of savins is exclusive of any dredging in the St. 
Lawrence, any allowance for contingencies or any of the probable increases 
in cost due to inaccuracies or discrepancies in the City's figures. The 
interest alone on this amount, without taking into consideration sinking 
fund, operating expenses or depreciation will amount to S270,000 a year, 
while power for the City's present pumping requirements can be purchased 
for $90,000 a year, and on the same basis for a sum not exceeding $150 000 
a year in 1930. 



■ 



21- The total annual saving to the City by immediately 
abandoning the present project and purchasing 7.000 horse power 
would be a minimum of $262.000. 

The present needs for pumping are not more than 4.000 horse power 
and on this basis the total yearly saving would be $312,000. 



22- By judicious adaptation of the existing conditions, a 
limited return may be derived from the expenditures already 
incurred. 



We desire to extend our thanks to the City Commissioners, the 
Chief Engineer of the City, the Superintendent of the Waterworlis. and 
to the City's engineering staff, for the courtesies extended to us and for 
the voluminous data which they have placed at our disposal. We trust 
that the conclusions now reached may be received in the spirit in which 
they are submitted, namely, the best interests of the City. 

We have the honour to be, gentlemen, 

The Committee of the Ratepaying Engineers, 

(Signed) W. F. TYE 

Chairman, 

(Signed) JOHN KENNEDY 

(Signed) ERNEST MARCE.-^U 

(Signed) J. A. JAMIESON 

(Signed) R. A. ROSS 

(Signed) ARTHUR Sl'RVEYER 

(Signed) WALTElv J. FRANCIS 

Secretary. 

Read and approved at a meeting of the Ratepaying Engineers, held in 
Montreal on the 13th of November, 1916. 

(Signed) PHELPS JOHNSON (Signed) H. M. MacKAY 

Chairman ot Meeting. Secretary of Meeting.